Soutien des cadres supérieurs / Sondages sur le travail et la santé des cadres supérieurs

Sondages sur le travail et la santé des cadres supérieurs

L’APEX sait que les sondages sont d’importants facteurs d’amélioration de la santé personnelle et organisationnelle des cadres supérieurs. Il est officiellement reconnu que les résultats du Sondage sur le travail et la santé des cadres supérieurs – qui est administré aux cinq ans depuis vingt ans – constituent une source d’information essentielle et contribuent à la recherche sur le bien-être des cadres supérieurs en milieu de travail. En 2021, l’APEX a devancé cet exercice d’un an afin de comprendre l’impact de la situation actuelle sur la communauté.

Faites entendre votre voix!

L’APEX procède actuellement à la sixième édition de son Sondage sur le travail et la santé des cadres supérieurs. La date limite pour répondre au sondage est prolongée jusqu’au 9 juillet.

Grâce au Sondage sur le travail et la santé des cadres supérieurs, nous avons une meilleure compréhension de la communauté des cadres supérieurs. Les résultats de cette enquête servent également à la conception des programmes et services de l’APEX et de la fonction publique.

Nous nous attendons à recevoir les comptes rendus des résultats d’ici la fin de 2021 (année civile).

Le Sondage de l’APEX sur le travail et la santé des cadres supérieurs mené en 2017 brosse un tableau de cadres supérieurs fiers de leur travail, respectés par leurs supérieurs et de plus en plus investis, en dépit d’un stress élevé, d’un milieu de travail exigeant où les délais sont toujours serrés et d’une charge de travail en constante augmentation.

À propos du sondage

Le sondage de l’APEX sur le travail et la santé des cadres supérieurs en est à sa 5e édition depuis 1997. Au cours des 20 dernières années, l’APEX effectue des recherches sur la santé et le bien-être des cadres supérieurs de la fonction publique fédérale.

L’APEX a mandaté Ipsos afin de mener ce sondage du 2 mai au 19 juin 2017.

Au total, 3 075 cadres supérieurs ont répondu au sondage, soit un taux de participation de 48 % (en hausse par rapport au taux de 2012, qui était de 35 %). De ce total, 2 674 ont répondu à l’intégralité du sondage.

Le sondage propose une évaluation d’indicateurs de l’état de santé des cadres supérieurs, de leur organisation, et de leur milieu de travail. La recherche s’est intéressée à de nouveaux aspects comme la préparation à l’avenir, en mettant l’accent sur la manière dont on se prépare à l’économie et aux services numériques, et dont on traite les questions de santé psychologique et mentale en milieu de travail.

Constatations

Le sondage de 2017 sur le travail et la santé des cadres supérieurs brosse un tableau de cadres supérieurs fiers de leur travail, respectés par leurs supérieurs et de plus en plus investis, en dépit d’un stress élevé, d’un milieu de travail exigeant où les délais sont toujours serrés et d’une charge de travail en constante augmentation. Les principales mesures des résultats, comme la satisfaction professionnelle et l’état de santé auto-évalué, restent stables et assez solides en comparaison de 2012.

Cependant, il se dessine parallèlement des tendances inquiétantes qui risquent de nuire à la santé individuelle et organisationnelle avec le temps. Trente-cinq pourcent des cadres supérieurs déclarent travailler 55 heures ou plus par semaine (en hausse par rapport à 25 % en 2012), la satisfaction par rapport à la rémunération est en baisse et 70 % mentionnent avoir songé à quitter leur poste actuel au moins une fois par mois au cours des six derniers mois. De plus, du point de vue de la santé personnelle, la majorité des cadres supérieurs sont considérés comme en surpoids ou obèses, de plus en plus d’entre eux ont reçu un diagnostic d’affection musculo-squelettique (43 % contre 28 %), de problème de santé mentale (21 % contre 11 %), ou de problème gastro-intestinal (18 % contre 8 %), par rapport à 2012. L’incidence de l’incivilité continue à soulever des inquiétudes.

Pour la plupart, gérer les exigences professionnelles devient encore plus compliqué avec l’utilisation croissante de la e-technologie qui amène les cadres exécutifs à se sentir obligés de faire des heures supplémentaires, fait qu’il est plus difficile de ne pas travailler et ne leur apporte pas plus de flexibilité. La majorité estime que la e-technologie a amélioré leur rendement (en particulier, les jeunes cadres supérieurs), leur aptitude à remplir leurs tâches et leur capacité de communiquer, mais elle a aussi augmenté leur charge de travail et ne cesse de déséquilibrer le rapport vie professionnelle-vie privée.

Les cadres supérieurs du secteur public ont beaucoup moins confiance dans leur capacité de concilier obligations professionnelles et vie personnelle, en comparaison de personnes qui occupent des postes de direction similaires au Canada*, et ils sont moins susceptibles de penser que leur employeur encourage à trouver un équilibre entre travail et vie privée ou que leur milieu de travail est psychologiquement sain.

Tout en déclarant moins d’heures de travail, les cadres subalternes sont beaucoup plus susceptibles d’avoir du mal à gérer les exigences du travail. Plus ils sont bas dans la hiérarchie, moins ils sont satisfaits de leur emploi, moins ils se sentent respectés, plus ils risquent un épuisement professionnel et moins ils ont l’impression de pouvoir prendre des risques dans leur équipe. Ils sont aussi moins susceptibles de qualifier leur santé mentale de positive et plus susceptibles de faire état d’un diagnostic de problème de santé mentale ou de consulter un professionnel.

Il existe aussi des différences constantes entre les cadres supérieurs hommes et femmes. Les femmes font état de niveaux de stress plus élevés, d’absentéisme, d’incidents de harcèlement et elles ont généralement plus de difficulté à se dégager des obligations professionnelles, mais elles sont également plus satisfaites de leur salaire et de leurs perspectives de carrière, s’estiment en meilleure santé, sont plus susceptibles d’avoir un IMC acceptable, dorment mieux et boivent moins que leurs collègues masculins.

Dans un contexte de changements rapides, et conscients qu’on attende d’eux qu’ils fassent preuve de souplesse et de résilience, les cadres expriment un degré élevé d’incertitude face à la capacité de répondre aux exigences futures en ce qui concerne l’utilisation de la technologie et des médias sociaux, le recrutement et la fidélisation d’employés talentueux, l’adaptation de notre environnement de travail à un nouveau contexte et l’édification d’une équipe de dirigeants forts et capables.

Domaines d’intervention

Compte tenu des résultats du sondage et de ce qui ressort de nos consultations en cours avec les cadres, les quatre domaines d’intervention suivants ont été identifiés comme des éléments clés pour lesquels nous irons de l’avant :

Gestion des talents et développement du leadership
– Comment pouvons-nous concilier les besoins de la collectivité, du centre et de la haute direction dans le cadre d’une approche intégrée de la gestion des talents?
– À quoi ressemble un bon continuum de programmes de développement du leadership à l’intention des cadres supérieurs?

Milieu de travail sain
– Quelles sont les conditions de travail qui favorisent la réussite des organisations?
– Que doit-on faire pour créer ces conditions dans nos organisations?

Cadres supérieurs en bonne santé
– Que doit-on faire pour prendre soin de nous malgré les exigences et les attentes élevées?

Culture
– Comment peut-on améliorer l’environnement de travail pour favoriser l’innovation, la créativité et la souplesse?

Prochaines étapes

Les résultats du Sondage ont servi de base à une conversation qui mènera à la prise de mesures concrètes.

Depuis la publication des résultats du Sondage au début de 2018, l’APEX a animé plus d’une cinquantaine d’activités. Au cours de ces événements, plus de 1700 cadres ont participé à la revue des résultats du Sondage. Que les discussions portent sur les résultats dans leur ensemble ou sur des initiatives précises, certaines thématiques et priorités pour l’APEX ont été soulevées à maintes reprises, notamment : la rémunération, la gestion des talents, les milieux de travail sains, la santé des cadres et le rôle critique que jouent les leaders dans la mise en place d’une culture en milieu de travail. Nous tenons à remercier tous les cadres qui ont posé des questions ou qui ont proposé des idées ou des suggestions tout au long de ce processus.

Or, pour donner suite aux résultats, il faudra collaborer…
– Les administrateurs généraux ont reçu les résultats et certains ont déjà désigné un champion pour la communauté au sein de leur ministère et ont défini certains axes prioritaires.
– Nombre de ministères et d’organismes ont tenu compte des résultats du Sondage pour planifier des mesures qui permettront de créer des milieux de travail sains et gratifiants.
– Les cadres se penchent actuellement sur le rôle qu’ils peuvent jouer et les mesures qu’ils peuvent prendre pour donner suite aux résultats du Sondage.

Quant à l’APEX, elle s’inspire déjà de ces résultats dans son travail. À titre d’exemple :
– Au cours du Symposium 2018, les organisateurs avaient inclus le thème  » Diriger sous le signe de la pleine conscience et de la compassion  » en vue de renforcer les compétences servant à la création de milieux de travail respectueux;
– L’APEX contribue régulièrement aux discussions sur l’importance de la santé lorsqu’on accède à un poste de direction dans le cadre du programme à l’intention des nouveaux directeurs de l’École de la fonction publique du Canada.
– Nous collaborons avec le Bureau du dirigeant principal des ressources humaines (BDPRH) pour recueillir les commentaires des cadres sur la façon de transformer le système de gestion des talents afin qu’il réponde mieux aux besoins des cadres; la première étape consistera à demander aux cadres et à d’autres intervenants leurs attentes quant au système.
– Nous élaborons actuellement une série d’activités d’apprentissage pour l’automne au cours desquelles nous pourrons approfondir certains des enjeux soulevés dans le Sondage.

Comment contribuer? Si vous avez des idées, des suggestions ou des pistes de réflexion, veuillez communiquer avec nous (info@apex.gc.ca) pour prendre part à la conversation.

Résumé et tableau de bord
Présentation sommaire
Questions et réponses
Questionnaire